Les Géo-Zones Officielles (GZO) sont les périmètres d'emploi des chiens de protection des troupeaux, validés et reconnus par les administrations cantonales. Ces zones constituent la brique fondamentale du système de prévention numérique écho.
Le système a été conçu pour dépasser les approches statiques actuelles publiées sur map.geo.admin.ch, en permettant la diffusion dynamique de sous-zones (S-GZO) signalant en temps réel la présence effective des troupeaux protégés aux randonneurs.
Art. 10d al. 6 OChP
Conformément à l'Ordonnance sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages, les zones d'emploi des chiens de protection doivent être publiées sur le géoportail fédéral. Le système écho répond à cette obligation légale tout en offrant des fonctionnalités avancées de prévention dynamique.
Les GZO ne sont pas liées aux paiements directs. Elles répondent à une logique de prévention des risques de conflits d'usage entre randonneurs et activités agropastorales. En tant qu'administration cantonale, votre responsabilité est de garantir la conformité et la qualité des zones diffusées au public via Suisse Mobile, Suisse Rando et les plateformes partenaires.
En tant que gestionnaire cantonal, vous disposez de droits de super-utilisateur vous permettant de superviser l'ensemble des GZO de votre périmètre. Votre rôle est essentiel dans la chaîne de prévention : vous êtes le garant de la fiabilité des données diffusées au public.
Responsabilité cantonale
Les GZO et les S-GZO sont diffusées sur les plateformes publiques (Suisse Mobile, Suisse Rando, Waffapp). En tant qu'administration, il vous appartient de valider que les zones publiées sont conformes et ne contiennent pas de données fantaisistes. Les cantons conservent à tout moment la maîtrise complète de leurs zones.
L'une des erreurs les plus fréquentes consiste à fragmenter un périmètre d'emploi en de multiples petites GZO. Cette approche est contre-productive et risque de dégrader les performances du système.
Le maillage fin du territoire se réalise exclusivement par les Sous-Géo-Zones (S-GZO) à l'intérieur d'une seule GZO parente. C'est ce mécanisme de découpage interne qui permet de refléter précisément la présence des troupeaux sur le terrain.
Règle fondamentale : Une seule GZO par périmètre d'emploi suffit dans la grande majorité des cas. Le découpage précis se fait par les S-GZO que l'éleveur configure à l'intérieur. Multiplier les petites GZO ne sert à rien et risque de surcharger le système. Il appartient au canton de veiller à cette conformité.
Les GZO sont diffusées publiquement sur les plateformes de randonnée. En tant qu'administration, vous devez garantir que chaque polygone est géométriquement correct et reflète fidèlement le périmètre d'emploi réel.
Contrôle des fichiers KML : Lorsque des utilisateurs fournissent des fichiers KML, vérifiez systématiquement la qualité des polygones avant import. Les formes avec trous dans le polygone, des croisements de lignes ou des contours excessivement complexes (plus de 50 points) doivent être simplifiées ou refusées.
La source de données officielle reste le fichier AGRIDEA. L'import et le retraitement automatique de ces zones garantit la cohérence entre les données fédérales et les zones exploitables dans le système, tout en éliminant les risques d'erreur liés à une saisie manuelle.
Derrière chaque GZO et S-GZO se trouve un moteur de calcul qui évalue en permanence l'état d'activation de chaque zone. Ce service traite les données, génère les fichiers de diffusion et alimente l'API publique consultée par les plateformes partenaires.
Chaque canton choisit le mode d'activation adapté à sa situation. Tous les cantons n'ont pas de trackers GPS. Le mode temporel et le mode manuel sont conçus pour fonctionner indépendamment de tout équipement terrain. Le moteur de calcul évalue les trois modes en parallèle et génère le GeoJSON public toutes les 5 minutes.
Le système génère un fichier GeoJSON standard (RFC 7946) contenant toutes les GZO avec le statut sharing_status = « shared ». Ce fichier est consommé par les plateformes de randonnée pour afficher les zones sur la carte publique.
Chaque GZO est accompagnée de ses S-GZO avec leur statut d'activation en temps réel. Les plateformes clientes utilisent un code couleur pour rendre l'information immédiatement lisible par le randonneur.
Les identifiants de trackers présents dans les données techniques sont des codes anonymes, pas des informations personnelles. Seules les zones avec le statut « shared » apparaissent dans l'API publique. Les zones privées ne sont jamais diffusées.
Deux méthodes sont disponibles pour alimenter le système en GZO : l'import automatique de fichiers KML (lot massif) et la création manuelle via l'éditeur de Géo-Zones.
Pour apprendre à utiliser chaque outil en détail, consultez les tutoriels dédiés : Géo-Zones (concepts et module principal), Éditeur Géo-Zones (dessiner et modifier) et Configuration Prévention (configurer les S-GZO). Ces guides sont accessibles depuis le menu « Tutoriels » de l'application.
, Les GZO sont les périmètres officiels d'emploi des chiens de protection, validés par les cantons conformément à l'Art. 10d al. 6 OChP.
, Ne morcelez jamais un périmètre en multiples petites GZO. Le découpage fin se fait par les S-GZO à l'intérieur d'une seule GZO parente.
, Vérifiez la conformité de chaque polygone avant diffusion. Les formes fantaisistes sont interdites, les données sont publiques.
, Le moteur de calcul évalue 3 modes d'activation (temporel, manuel, géo-détection) + un filet de sécurité Sentinelle. Chaque canton choisit le mode adapté.
, L'API publique alimente Suisse Mobile et les plateformes partenaires en GeoJSON temps réel. Seules les zones « shared » sont visibles.
, Utilisez l'import KML pour les lots massifs et l'éditeur pour les ajustements. Contrôlez toujours les fichiers KML fournis par les utilisateurs.
